Rapports et études - Avril 2019

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De la production à la consommation : une mondialisation équitable est-elle possible ?

Site de maxhavelaarfrance, 2018, 32 pages

A l’occasion de ses 25 ans, Fairtrade/Max Havelaar France a organisé en novembre 2018 un colloque en partenariat avec Global Compact France, le Comité 21 ; la Fabrique écologique et l’Association 4 D. Ce colloque s’interroge sur les capacités du commerce équitable pour donner une réponse pertinente aux défis posés par la mondialisation qui a largement échoué à protéger les plus faibles et à protéger les ressources. Des prises de conscience émergent et de nouveaux mouvements apparaissent considérant qu’un développement durable exige un commerce plus bénéfique pour tous. Même si le commerce équitable n’est qu’un marché de niche, il est ancré dans le réel et a fait ses preuves. Il peut faire modèle et a du potentiel. Ce colloque a organisé 4 tables rondes : Les Objectifs du Développement Durable (ODD) vont-ils inspirer de nouvelles régulations du commerce mondial ; Rôles et impacts des labels sociaux et environnementaux pour rendre l’économie plus durable ; Quels effets sur les entreprises de la loi sur le devoir de vigilance ; Est-e aux marques ou aux consommateurs de faire le premier pas en faveur de produits responsables ?

Mots clés : ORGANISATION DE COMMERCE EQUITABLE, MAX HAVELAAR, DEVELOPPEMENT DU COMMERCE EQUITABLE


Les batailles du consommer local en afrique de l’ouest

Site de alimenterre.org, 2019, 128 pages

En Afrique de l’Ouest, 60 % de la population vivent de l’agriculture et de l’élevage. C’est donc un bassin d’emplois extrêmement important. Cependant cette agriculture locale est fortement concurrencée par les importations de denrées alimentaires (20 % de son alimentation) ce qui représente 30 à 50 milliards de dollars par an. Il est donc nécessaire d’améliorer sa sécurité alimentaire en relevant les nombreux défis qui freinent l’évolution de l’agriculture locale. Tous les acteurs sont concernés par ces objectifs. Les organisations paysannes ont besoin d’être soutenues pour améliorer la qualité de leur production, pour favoriser leur passage à l’agroécologie, pour gérer au mieux les ressources, pour obtenir un meilleur accès au marché et pour s’insérer dans des filières rémunératrices. L’industrie de transformation des produits agricoles est encore trop artisanale. Elle doit se développer et s’adapter aux modes et aux besoins des consommateurs urbains. Il faut aussi inciter les populations urbaines à consommer les produits locaux. Il convient également de réguler les importations de denrées alimentaires et construire un contexte politique favorable pour faire émerger les initiatives et les soutenir. Ce rapport présente de très nombreuses solutions déjà présentes sur les territoires. Elles concernent différents types d’activité (amélioration des technique agricoles, meilleure connaissance du marché, création de filières équitables, labellisation, formations, prises en compte de habitudes alimentaires...). Ces solutions sont initiées par d’innombrables acteurs : organisations de producteurs pour améliorer leurs pratiques et structurer les filières, collectivités locales pour créer des marchés ou ouvrir les produits locaux à des achats institutionnels, organisations de consommateurs par des alliances avec les producteurs, pouvoirs publics par des politiques agricoles rénovées.....

Mots clés : AFRIQUE DE L’OUEST, AGRICULTURE, CONSOMMATION LOCALE, LAIT, GRANDE DISTRIBUTION, HABITUDE ALIMENTAIRE, FEMME, AGROECOLOGIE, LABEL, COMMERCIALISATION


N’exportons pas nos problèmes

SOS FAIM BELGIQUE ; OXFAM SOLIDARITE ; VETERINAIRES SANS FRONTIERES ; MON LAIT EST LOCAL - , avril 2019, 64 pages - Site de nexportonspasnosproblemes.org

En Afrique de l’Ouest, les producteurs et productrices de lait sont confrontés aux importations croissantes de poudre de lait européenne, souvent additionnée d’huiles végétales telles l’huile de palme. Ce lait importé - qui profite des avantages des accords économiques et de frais de douane réduits - est vendu sur les marchés à des prix inférieurs au lait produit localement. et même très inférieurs pour le lait enrichi de graisse végétale alors qu’il a moins de valeur nutritive. Comment dans ces conditions peut-on développer une filière de lait local qui serait, cependant, un atout important pour la sécurité alimentaire et pour l’emploi dans la région. Cette situation ne profite pas aux producteurs africains qui se trouvent face à un marché déloyal et n’évite pas aux producteurs européens la crise de cette filière. Par contre l’industrie laitière, consciente des perspectives de croissance de la consommation de lait et de produits laitiers, profitent de politiques agricoles et commerciales de l’UE assez favorables et des faibles taxes d’importation pour implanter en Afrique de l’Ouest des laiteries de transformation. Pour faire bonne figure, certaines de ces laiteries achètent un peu de lait local et emploie quelques salariés locaux...,,encore très marginal. Cependant, il n’en reste pas moins que le soutien de cette filière laitière locale est d’une très grande importance tant pour l’emploi qu’elle génère que pour la sécurité alimentaire de la région. Des initiatives locales en faveur du développement d’un lait local existent ainsi que des partenariats entre producteurs de lait européens et africains. Ces initiatives font pression sur les décideurs politiques et économiques. Quoiqu’il en soit, il est urgent que l’UE mette en cohérence sa politique agricole et commerciale et sa politique de coopération et d’aide au développement. Et l’UE doit chercher à gérer les volumes de lait produit pour réduire les surplus et gérer une politique laitière durable. Ce rapport contient de nombreuses références à des rapports et des annexes statistiques.

Mots clés : AFRIQUE DE L’OUEST, UE, LAIT EN POUDRE, EXPORTATION, LAIT, FILIERE LOCALE


Standard Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs

FAIRTRADE INTERNATIONAL, avril 2019, 70 pages - Site de fairtrade.net

Cette dernière version d’avril 2019 présente tous des standards de Fairtrade international. Elle est le résultat d’une large consultation auprès de 500 coopératives dans 70 pays et auprès de négociants et de marques. Ces standards concernent toutes les exigences de la démarche suivant différents thèmes : les organisations de producteurs, le commerce, la production, les conditions de travail et la gestion. Elle indique clairement les mesures nouvelles dans cette version. Ces standards doivent s’appliquer à partir de juillet 2019 avec un calendrier dans le temps selon les situations.

Mots clés : FAIRTRADE INTERNATIONAL, CERTIFICATION


Global warming has increased global economic inequality

DIFFENBAUGH, Noah ; BURKE, Marshall - Potsdam Institute for Climate Impact Research, Potsdam, German, 2019, 6 pages - Site de pnas.org

Cette recherche scientifique montre le lien entre le réchauffement climatique et la croissance des inégalités économiques. Les pays subissant le plus ce réchauffement sont situés dans des régions déjà chaudes et sont généralement pauvres. Ces pays manquent de ressources pour s’adapter et un supplément de chaleur est à la fois préjudiciable à la production et à la santé de la population. Or les pays qui ont le plus contribué à ce réchauffement sont situés dans la zone tempérée et subissent moins effets négatifs de ce réchauffement, voire en profitent. Cette forte corrélation entre la niveau de la température et le niveau du PIB soulève la question d’une justice internationale.

Mots clés : MONDE, RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE INEQUITABLE


Consumer Survey Report : A baseline survey on EU consumer attitudes to sustainability and supply chain transparency in the fashion industry

FASHION REVOLUTION – Octobre 2018, 45 p, - Site de fashionrevolution.org

Cette enquête a été réalisée dans le cadre du projet "Trade Fair, Live Fair", projet porté par la Commission européenne, afin de répondre aux objectifs du développement durable. Ce projet regroupe une trentaine d’organisations européennes de commerce équitable. L’enquête a concernée 5 000 personnes entre 16 et 75 ans dans 5 pays de l’Union européenne (Allemagne, Royaume uni, France, Italie, Espagne). Elle cherche à déterminer les attentes des consommateurs sur les informations qu’ils souhaiteraient obtenir concernant la fabrication des vêtements qu’ils achètent. A partir des résultats, ce rapport donne un certain nombre de recommandations aux industriels et aux pouvoirs publics.

Mots clés : ALLEMAGNE, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, ROYAUME UNI, INDUSTRIE DE LA MODE, CONSOMMATEUR, ETHIQUE