Rapports et études - Novembre 2018

Publié le :

Justice économique : comment renforcer la résilience des agriculteurs et des agricultrices face aux dérèglements climatiques

Oxfam-Magasins du Monde, 29/11/2018, 3 p.

A la veille de la COP24 (Pologne, décembre 2018), le mouvement international du commerce équitable lance un appel sur la nécessité et l’urgence de prendre des mesures pour faire face aux dérèglements climatiques, en particulier pour les petits agriculteurs-trices de la planète. En effet ceux qui possèdent moins de 2 hectares de terre - soit environ 500 millions d’exploitations agricoles dans le monde – produisent 80 % de l’alimentation consommée dans les pays du Sud. Or ce sont eux qui sont les plus menacés par le changement climatique. Sécheresses extrêmes, inondations torrentielles, salinisations des terres, maladies des plants,... d’où baisse des rendements, utilisation accrue d’intrants, coûts sociaux et environnementaux cachés. Ces problèmes s’ajoutent à la question récurrente de la volatilité des prix, des pratiques commerciales déloyales, du partage inégal de la chaîne de valeur. La justice économique est un moyen essentiel pour parvenir à la justice climatique. Depuis 40 ans, le commerce équitable a montré qu’il est un modèle économique innovant et efficace pour un développement durable et la réduction de la pauvreté. A ce titre, le mouvement international du commerce équitable affirme, entre autre, "qu’une réponse mondiale à la menace du dérèglement climatique doit également viser l’éradication de la pauvreté ainsi que le développement durable. Cela implique de donner la priorité à des chaînes d’approvisionnement plus équitables et de veiller à ce que les petit·es producteur·trices et tous les acteurs de la filière aient accès à des moyens financiers et techniques pour mettre en œuvre une production et un commerce résilients face aux dérèglements climatiques ».

Voir aussi : No climate justice without trade justice

Mots clés : MONDE, CHANGEMENT CLIMATIQUE, ECOLOGIE, PRODUCTEUR, JUSTICE ECONOMIQUE, ORGANISATION DU COMMERCE EQUITABLE


Le tourisme, facteur de développement... ou de domination

Oxfam-Magasins du Monde, 22/11/2018, 3 p.

On pensait que le développement touristique dans certaines régions pauvres mais bien attractives apporterait une amélioration des conditions de vie pour les populations d’accueil. Cependant, même s’il représente une part importante du PIB du pays, on constate toujours que la plus grosse part des bénéfices financiers de ce tourisme revient aux pays occidentaux (complexes hôteliers, compagnies d’aviation,...). Par contre, on note de nombreux effets contre productifs pour la population locale. D’abord un exode de la population d’origine suite à une hausse spectaculaire des logements, voire à l’achat des logements par les touristes eux-mêmes avec l’accord des gouvernements, à la privatisation d’espaces publics attrayants, à la construction d’infrastructures rarement utiles à la population locale,... Par ailleurs les injustices sociales se font plus criantes vis à vis des plus fragiles (femmes, enfants, minorités ethniques). D’autres expériences touristiques (écotourisme, tourisme solidaire) peuvent paraître plus séduisantes mais bien souvent elles masquent la mainmise d’opérateurs étrangers et peu de retombées pour les populations concernées. Globalement le tourisme dans les régions pauvres reste sous domination des pays les plus riches. Cependant les principes du commerce équitable pourraient s’appliquer de façon satisfaisante à ce secteur et créer un tourisme éthique et responsable. En effet dans le système équitable, les organisations de producteurs sont à l’initiative de tout projet, elles fonctionnent démocratiquement, sont engagés dans l’économie locale, sociale et écologique,... C’est ainsi que 5 partenaires-producteurs d’Oxfam-Magasins du Monde sont en cours d’organiser des projets touristiques qui vont dans le sens d’un tourisme équitable et durable.

MONDE, TOURISME, LUTTE CONTRE LA PAUVRETE, JUSTICE ECONOMIQUE


The State of Sustainable Markets 2018 : Statistics and Emerging Trends

International Trade Centre ; Research Institute of Organic Agriculture ; International Institute for Sustainable Development – 2018, 202 p.- Site de intracen.org

Ce rapport étudie 14 normes de durabilité pour des productions agricoles : bananes, cacao, café, coton, huile de palme, soja, sucre de canne, thé et produits de la forêt. Après une présentation détaillée de chacune de ces normes (dont Fairtrade International, Utz, Rainforest Alliance) ce documents montre leurs influences et leurs évolutions selon les produits, selon les pays. Toutes les données statistiques sont analysées et font l’objet de schémas éclairants. Ce document est destiné à être une aide aux décideurs économiques et politiques pour orienter leurs décisions dans le marché.

Mots clés : MONDE, FORET, BANANE, CACAO, CAFE, COTON, HUILE DE PALME, SUCRE DE CANNE, SOJA, THE, AGRICULTURE DURABLE, ORGANISME DE CERTIFICATION