Rapports et études - Décembre 2017

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Un commerce équitable pour un soutien efficace aux agricultures paysannes

Les Notes de Sud (Coordination Sud), n°8, décembre 2017, 4 p. - Site de coordinationsud.org

Les filières conventionnelles du commerce génèrent des coûts induits sociaux, économiques et environnementaux élevés qui impactent lourdement les petits agriculteurs (pauvreté, absence de développement, travail des enfants, dégradation de l’environnement,...). Le commerce équitable est une réponse et est reconnu comme un outil de développement durable. De nombreuse études d’impact confirment, entre autre, ces quelques points : amélioration des revenus, meilleure estime de soi, impacts positifs sur l’environnement, qualité des produits,...). Fort de ces résultats, le secteur du commerce équitable doit changer d’échelle. Plusieurs évolutions dans les pratiques se mettent en place. Mais ce qui serait le plus important c’est d’arriver à pénétrer les politiques publiques et y inclure les principes d’équité et de justice sociale. C’est pourquoi, l’article préconise plusieurs recommandations destinées aux pouvoirs publics : renforcer les capacités des organisations paysannes et des fonds d’investissement ; améliorer la connaissance des coûts de production et des « revenus vitaux » ; soutenir les filières des produits équitables notamment par une baisse de la TVA ; sensibiliser les consommateurs ; encourager le développement des marchés publics pour ces produits.

Mots clés : AGRICULTURE PAYSANNE, CHAINE DE VALEUR, COMMERCE EQUITABLE, POUVOIRS PUBLICS


Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?

INSEE - Collection Insee Références, décembre 2017, 12 p. - Site de l’Insee.

« L’agriculture biologique ne cesse de progresser en France depuis 20 ans en réponse à la demande croissante des consommateurs et sous l’impulsion des politiques publiques incitant au développement de pratiques plus respectueuses de l’environnement. Avec des surfaces et/ou des cheptels plus petits qu’en conventionnel, les exploitations bio spécialisées en viticulture, en maraîchage ou dans la production de lait de vache ont enregistré en moyenne en 2013 une meilleure rentabilité par unité physique de production et par capitaux engagés que les exploitations conventionnelles. Ce différentiel de performance peut avoir plusieurs sources : une meilleure valorisation des productions biologiques du fait de prix plus élevés qui compensent une productivité plus faible, une meilleure maîtrise des consommations intermédiaires, parfois des subventions dédiées qui viennent soutenir les résultats, ou encore un recours plus systématique à la commercialisation des produits en circuit court. D’autres facteurs, indépendants du mode de production, sont néanmoins susceptibles de contribuer aux différences observées. »

Mots clés : FRANCE, AGRICULTURE BIOLOGIQUE, DONNEES ECONOMIQUES, ANALYSE