Rapports et études - Janvier 2021

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L’avenir du commerce équitable passera-t-il par l’agroécologie ?

TRADE FOR DEVELOPMENT CENTRE – Janvier 2021 - Site de tdc-enabel.be, 07/01/2021

Les agriculteurs du mouvement du commerce équitable s’intéressent de plus en plus à l’agroécologie qui permet des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement et de espaces protégés. L’agroécologie cherche à reproduire les mécanismes écologiques naturels, diversifier les cultures, valoriser la biodiversité, mieux gérer la fertilité des sols, utiliser des variétés anciennes et résistantes, associer agriculture et élevage,... Cependant il faut bien noter que le passage à l’agroécologie suppose du temps. On ne voit pas les résultats rapidement et il peut y avoir une baisse de la production tant que le sol n’est pas régénéré. Mais les exemples des deux coopératives de cacao ivoiriennes (Bandana et Yeyasso) montrent qu’à terme on obtient de bons résultats : fin de la monoculture, reboisement, possibilité de meilleurs revenus grâce aux certifications,... Par ses principes économiques (prix minimum garanti, prime de développement), le commerce équitable offre des conditions favorables à cette transition agroécologique.

Mots clés : COTE D’IVOIRE, COMMERCE EQUITABLE, AGROECOLOGIE, DEFORESTATION, ETHIQUABLE, CACAO , COOPERATIVE, FORMATION


"On doit replacer l’alimentation au centre de nos existences"

DE SCHUTTER, Olivier – L’Echo (Belgique), 14 décembre 2020 - Site de lecho.be

Entretien avec Olivier de Schutter qui souhaite une mutation importante de nos modes alimentaires et de nos pratiques agricoles : Il faut démocratiser le bio et le rendre accessible à tous – L’agriculture bio doit devenir vraiment durable – Il faut mettre en évidence la vérité des prix et obliger l’agriculture conventionnelle à internaliser ses coûts sociaux et environnementaux – Il faut encourager des pratiques alimentaires vertueuses – Il faut remettre à plat les rapports avec les producteurs afin qu’ils bénéficient d’une rémunération équitable – La sauvegarde d’exploitations de taille petite et moyenne est importante pour lutter contre la désertification et pour l’entretien des paysages – La biodiversité est absolument nécessaire à la pollinisation – On peut se passer de chimie et faire plus de recherche dans ce sens – L’agriculture biologique demande plus de main d’oeuvre mais on économise sur l’usage des engrais et les produits se vendent plus cher – L’élevage est indispensable pour fertiliser les sols et parce que les prairies sont des puits de carbone.

Mots clés : BELGIQUE, UE, ALIMENTATION BIOLOGIQUE, COMMERCIALISATION, PRIX, DEVELOPPEMENT DURABLE, CIRCUIT COURT, CLIMAT, POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE


Les organisations de commerce équitable, exemples de modèles d’entreprises alternatifs au service du bien commun

Site de oxfammagasinsdumonde.be, novembre 2020

Ce texte résume un rapport présenté au Forum de Davos 2020 « Créer la nouvelle économie : des modèles d’entreprises qui placent l’humain et la planète au premier plan ». Ce rapport a été élaboré à partir d’une enquête approfondie menée auprès des membres du réseau WFTO. Il montre que des entreprises alternatives peuvent être viables et capables de faire des affaires tout en respectant la planète et les hommes. Le modèle d’entreprises de commerce équitable - qui remonte à déjà plusieurs décennies - en témoigne. Elles sont de vrais laboratoires pour ce que les entreprises devraient devenir. Il existe d’autres modèles d’entreprises alternatives telles les entreprises sociales, les coopératives et les Bcorp.

Mots clés : ORGANISATION DE COMMERCE EQUITABLE, BIEN COMMUN, ENTREPRISE ALTERNATIVE


Faut-il craindre ou se réjouir de la « vague des supermarchés » en Afrique de l’Ouest ?

Inter-Réseaux, les synthèses, n°32, décembre 2020, 9p - Site de inter-reseaux.org

En Afrique de l’Ouest, après l’ouverture de supermarchés dans les quartiers résidentiels, désormais la grande distribution ouvre des magasins dans des quartiers populaires qui ont une politique de prix adaptée au contexte local. Ces magasins répondent à l’émergence d’une classe moyenne urbaine qui veut plus de choix, plus de qualité, une meilleure présentation et une qualité sanitaire des produits alimentaires qu’elle achète. Le développement de la grande distribution incite à modifier les systèmes alimentaires traditionnels. Le phénomène est encore marginal puisqu’il ne représente que 10 % des achats urbains. Mais des craintes apparaissent : mise en péril du petit commerce local, marginalisation de l’agriculture familiale, augmentation des produits agricoles importés. Cependant les marchés traditionnels et le petit commerce résistent car ils ont des prix imbattables, ils permettent des microachats et un accès facile au crédit, ils sont en proximité dans des villes où la circulation est plus que difficile. Ils sont d’une grande adaptabilité. Fort de tous ces constats, les membres d’Inter-Réseaux et ses partenaires cherchent à trouver des pistes concrètes et innovantes pour favoriser une meilleure connexion entre les petits producteurs familiaux et les consommateurs.

Mots clés : AFRIQUE DE L’OUEST, SUPERMARCHE, IMPACT


Exigences liées aux mesures SPS à l’export : Cas des filières du cacao, de l’anacarde et du coton en Côte d’Ivoire

N’GUESSAN KOUASSI, G. - CUTS International Genève - 2020, 57 pages - Site de allianceforproductquality.de

Mieux prendre en compte les mesures SPS (mesures sanitaires et phytosanitaires) serait très important pour les entreprises ivoiriennes qui désirent exporter vers les pays de l’Union européenne. Ce rapport présente ces mesures internationales, leurs origines et les organismes internationaux qui les gèrent puis analyse les filières ivoiriennes du cacao, de la noix d’anarcade et du coton. Il constate l’insuffisance des entreprises ivoiriennes de prendre en compte ces mesures SPS. Il recommande de mieux faire connaître toutes ces mesures à tous les niveaux, élaborer un document multipartite, renforcer la part de l’Etat et encourager les PME ivoiriennes à plus de professionnalisme par rapport à ces mesures pour leur faciliter l’accès aux marchés européens.

Mots clés : COTE D’IVOIRE, UE, CACAO, ANACARDE, COTON, EXPORTATION, NORME