Les standards dits durables appauvrissent-ils les planteurs de cacao ? Interactions entre déforestation en Côte d’Ivoire et au Libéria, crédit à l’achat d’engrais et baisse des cours

Titre Les standards dits durables appauvrissent-ils les planteurs de cacao ? Interactions entre déforestation en Côte d’Ivoire et au Libéria, crédit à l’achat d’engrais et baisse des cours
Lien hypertexte Site de cahiersagricultures.fr
Auteur RUF, François
Titre du périodique Cahiers Agricultures
Date 2021
Pagination 14 p.
Résumé Pendant des siècles, la rente forestière a constitué le modèle du cacao, qui a fait de la Côte d’Ivoire le premier producteur mondial. Mais le niveau de déforestation est tel que de nombreux planteurs doivent trouver des alternatives à la rente forêt, notamment via l’engrais minéral, facteur d’amélioration des rendements et a priori des revenus. Cependant, si la consommation d’intrants chimiques est poussée par le « système », composé des Transnational Corporations (TNC) du cacao, des coopératives, des agences de crédit, des organisations non gouvernementales internationales et des labels de cacao dit « durables », les effets inverses de la théorie des jeux existent : contribution à l’excès d’offre de cacao, baisse du cours mondial, endettement et appauvrissement des planteurs. À partir d’enquêtes réalisées auprès de planteurs et de coopératives entre 2013 et 2017 et d’un suivi des prix du cacao et de l’engrais sur 30 ans, l’étude aborde le rôle du prix relatif cacao/engrais et son impact sur la chute du cours du cacao en 2016–2017. Toutefois, l’expansion cacaoyère due au bi-nôme migration-déforestation reste le facteur essentiel de la hausse de l’offre et de la chute du cours, qui contrecarre le discours lénifiant sur le « cacao durable ». Le système migration-déforestation continue aux dépens des toutes dernières forêts classées en Côte d’Ivoire et au Liberia. En dépit de leur communication sur la durabilité, les certifications ont totalement échoué.

Mots-clés thématiques

Mots-clés géo

Type de document