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Tourisme et environnement, le grand paradoxe de l’écotourisme. Exemples de Madagascar et du Costa Rica

«Le tourisme a connu une croissance spectaculaire à travers le monde depuis la seconde moitié du XXème siècle. Le tourisme ne concernait que 50 millions de touristes en 1960 pour atteindre 561 millions en 1995 et 980 millions en 2011, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Liée à ce phénomène, la mondialisation a accentué la pensée écologique. En effet, on a vu apparaître avec le Rapport Meadows en 1972, une prise de conscience des problèmes écologiques de la planète sur la scène politique internationale. Depuis le Rapport Bruntland en 1987, en passant par le Sommet de la Terre à Rio et, plus récemment le Sommet Rio +20, le tourisme associé aux principe du développement durable semble correspondre aux attentes des sociétés. Le tourisme est-il synonyme de dégradation environnementale ou au contraire permet-il une préservation des espaces naturels ? Un travail de terrain à Madagascar et au Costa Rica nous a conduit à un questionnement de fond sur la pertinence des stratégies de développement qui s’appuie sur l’écotourisme, ainsi qu’à une analyse approfondie de la notion d’écotourisme dans son application concrète au niveau international. Il s’agit en définitive d’une étude dans le temps et l’espace, de la mise en place de l’activité écotouristique sur ces deux terrains de recherche et des implications économiques, sociales, culturelles et environnementales.»

RATEL, Clemence - 2014/10 - 453 p. - Thèse de doctorat

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La domination touristique : Points de vue du Sud

Certains mettaient beaucoup d'espoirs dans le tourisme pour le développement des pays du Sud. L'Organisation Mondiale du Tourisme, les gouvernements, les acteurs du secteur vantaient les mérites de cette activité pour apporter des devises, de nouveaux emplois, de nouvelles infrastructures, une amélioration sociale et culturelle,.. Mais force est de constater que ce credo n'a pas tenu ses promesses. L'activité touristique dans les pays du Sud est dominé par les pays du Nord. Les compagnies d'aviation, les chaînes hôtelières, les agences organisatrices,... sont, le plus souvent, des multinationales basées en Europe ou en Amérique du Nord qui récoltent l'essentiel des profits. Quant aux populations d'accueil, elles restent toujours subalternes et récoltent les dégâts socio-environnementaux et l'épuisement de ses ressources. La massification actuelle du tourisme interpelle car elle dépasse les capacités d'absorption des populations d'accueil. Pour donner une alternative à ce tourisme de masse hautement destructeur, d'autres formes de tourisme ont vu le jour : écotourisme, tourisme solidaire, volontourisme, mais ce type de tourisme est aussi loin d'être inoffensif. Toutes ces dénominations cachent un tourisme structurellement inégalitaire. Par contre, un tourisme initié et géré par des organisations des régions d'accueil, selon les critères sociaux et environnementaux du commerce équitable, pourrait se libérer de la tutelle des pays du Nord et éviter les impacts négatifs. Après cette analyse critique, plusieurs articles présentent des études de cas bien détaillées, en particulier  : l'Everest, Goa en Inde, Haïti, Madagascar, Saly au Sénégal.
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2018 - 102 p. - Rapport

Tourisme solidaire