Justice économique : comment renforcer la résilience des agriculteurs et des agricultrices face aux dérèglements climatiques

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A la veille de la COP24 (Pologne, décembre 2018), le mouvement international du commerce équitable lance un appel sur la nécessité et l’urgence de prendre des mesures pour faire face aux dérèglements climatiques, en particulier pour les petits agriculteurs-trices de la planète. En effet ceux qui possèdent moins de 2 hectares de terre - soit environ 500 millions d’exploitations agricoles dans le monde – produisent 80 % de l’alimentation consommée dans les pays du Sud. Or ce sont eux qui sont les plus menacés par le changement climatique. Sécheresses extrêmes, inondations torrentielles, salinisations des terres, maladies des plants,... d’où baisse des rendements, utilisation accrue d’intrants, coûts sociaux et environnementaux cachés. Ces problèmes s’ajoutent à la question récurrente de la volatilité des prix, des pratiques commerciales déloyales, du partage inégal de la chaîne de valeur. La justice économique est un moyen essentiel pour parvenir à la justice climatique. Depuis 40 ans, le commerce équitable a montré qu’il est un modèle économique innovant et efficace pour un développement durable et la réduction de la pauvreté. A ce titre, le mouvement international du commerce équitable affirme, entre autre, "qu’une réponse mondiale à la menace du dérèglement climatique doit également viser l’éradication de la pauvreté ainsi que le développement durable. Cela implique de donner la priorité à des chaînes d’approvisionnement plus équitables et de veiller à ce que les petit·es producteur·trices et tous les acteurs de la filière aient accès à des moyens financiers et techniques pour mettre en œuvre une production et un commerce résilients face aux dérèglements climatiques ».

Oxfam-Magasins du Monde, 29/11/2018, 3 p.

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Voir aussi : No climate justice without trade justice