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IMPACTS DU COMMERCE EQUITABLE - SELECTION DE DOCUMENTS

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Des certifications inutiles ? Les relations asymétriques entre coopératives, labels et cacaoculteurs en Côte d’Ivoire

La plupart des coopératives ivoiriennes de cacao certifiées Utz, Rainforest Alliance ou Fairtrade n'ont pas été créées par des producteurs mais par des intermédiaires (pisteurs ou acheteurs pour le compte des mutinationales) avec l'objectif de faciliter les transactions et non d'améliorer les revenus des paysans. Ces coopératives sont centrées sur la collecte et la revente du cacao sans transformation. L'étude analyse un échantillonnage important de coopératives labéllisées Utz, Rainforest Alliance ou Fairtrade. Il en ressort que ces coopératives sont dirigées par quelques membres à forte consonnance personnelle ou familiale ou ethnocommunautaire, souvent d'origine étrangère (Burkina, Mali ou Bénin). Les planteurs ivoiriens sont donc, à prioiri, méfiants. A cela, il faut ajouter que la gestion de la coopérative n'est guère transparente, peu équitable entre les producteurs. Clientélisme et fraude font aussi partie des pratiques de la coopérative. Quant aux contrôles des organismes certificateurs, ils sont peu efficaces. La prime elle est tellement divisée entre différentes activités de la coopérative que les producteurs – quand ils la touchent – n'en reçoivent qu'une très petite part. Les prélèvements des taxes de l'Etat, le prix d'achat très faible des exportateurs, les dysfonctionnements des coopératives, la précarité des producteurs pour se défendre,... autant d'éléments qui ne permettent pas aux producteurs de profiter de la certification pour sortir de l'extrême pauvreté.

RUF, François ; LEITZ, Enrique ; GBOKO, Kouamé Casimir ; CARIMENTRAND, Aurélie - 2019/10 - p. 31-61 - Article universitaire


Effets et limites du commerce équitable Fairtrade sur les producteurs de café arabica d’une région de piémont andin, au Pérou

Cette recherche porte sur des coopératives de café dans le piemont andin au Pérou intégrées au système Fairtrade depuis au moins 15 ans et donc bien intégrées au marché. Ces coopératives sont aussi labellisées en bio et en durable. La production de café dans cette région est assez ancienne. Petit à petit, elle est même devenue une monoculture au détriment des cultures vivrières. Les producteurs sont donc plus vulnérables et dépendent du cours du café ce qui a entraîné une grande crise dans les années 90. Les Pouvoirs publics ont alors encouragé la production d'un café de qualité et incité à la création de coopératives pour améliorer les techniques agronomiques, permettre aux producteurs de s'équiper du matériel nécessaire au séchage du café, etc. La prime de Fairtrade est consacrée au développement d'infrastructures, d'équipements, des services de crédit et de formations. Le prix de vente de ce café de qualité est vite attractif pour les producteurs. Mais la certification Fairtrade ne gomme pas les inégalités. Les producteurs ayant de plus grandes surfaces ont de meilleur revenu, surtout ceux qui complètent leur activité avec de l'élevage. Quant aux « petits » producteurs qui gèrent par eux-mêmes ou avec leur famille leur activité, ils n'ont pas pu s'équiper, produisent un café de moins bonne qualité qu'ils vendent à des prix peu rémunérateur. Ils deviennent alors une main d'oeuvre au salaire minimum péruvien, pour les « grands » producteurs dont les revenus sont, au minimum, 3 fois supérieurs. Il faut que Fairtrade recentre ses activités et favorise l'intégration des plus vulnérables en diminuant les avantages des « grands » producteurs. Les nouveaux standards de Fairtrade (2018) vont dans ce sens. Désormais les coopératives doivent compter 66 % de « petits » et non 50 % comme précédemment.

BOUEDRON, Elise ; COCHET, Hubert ; BELCHI, Paul - 2019/10 - p. 147-175 - Article universitaire


Rémunération des producteurs et transition écologique : Quelle contribution du commerce équitable origine France ? Une analyse tirée de deux cas d’étude dans les filières lait et légumes secs

On souligne de plus en plus souvent les dérives des filières agroalimentaires conventionnelles : non durabilité environnementale, perte en qualité et en diversité de l'offre alimentaire, opacité et asymétrie des filières, précarité socioéconomique des producteurs, sans compter les problèmes de santé publique et les scandales sanitaires. Le commerce équitable « Origine France » peut-il donner une meilleure réponse agroalimentaire ? Commerce Equitable France a donc commandité cette étude au Basic qui s'appuie sur l'analyse de deux cas. Biolait, entreprise de collecte de lait à fonctionnement coopératif, qui a contracté une filière lait avec Biocoop et Système U et la Ferme de Chassagne, groupement de 9 fermes bio, qui a une filière de légumes secs et de farine d'épautre avec Biocoop et Ethiquable. Après analyse approfondie sur leur mode de fonctionnement et les résultats constatés, on peut relever les effets positifs : un impact fort sur la protection de l'environnement, une meilleure répartition de la chaîne de valeur, une meilleure rémunération des producteurs (le prix d'achat prend en compte les coûts de production), plus de visibilité sur des débouchés rémunérateurs, un contexte plus apaisé et sécurisant. Au vu de ses résultat, deux propositions sont faites : proposer des repères clairs pour mieux identifier les produits équitables par une reconnaissance publique des labels et des garanties ; favoriser l'achat de produits équitables dans la restauration collective.
{FRANCE, ALIMENTATION, AGRICULTURE DURABLE, PRODUCTEUR, FILIERE DE PRODUITS, CERTIFICATION, POUVOIR PUBLIC, ETUDE DE CAS}
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COMMERCE EQUITABLE FRANCE ; BASIC - 2019/01 - 100 p. - Rapport

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Cartographie et analyse des études d’impact du commerce équitable. Etude

La synthèse de 77 études d'impact réalisées entre 1998 et 2009 est difficile à réaliser car les méthodes et critères d'enquêtes sont disparates et la compilation difficile à effectuer. Ces études d'impact ont largement été réalisées en Amérique latine et dans le secteur agroalimentaire. Cependant les résultats les plus positifs concernent la sécurisation des revenus, l'amélioration d'accès au marché et au crédit, la légitimité de l'organisation, l'amélioration technique de la production. Un effet d'entraînement peut donner des résultats localement. Cependant on note peu d'informations concerant le travail des ouvriers et des femmes.

VAGNERON, Isabelle ; ROQUIGNY, Solveig - 2010 - 76 P. - Rapport

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El aporte del comercio justo al desarrollo sostenible

Le CEPAL (Comision Economica para América Latina y el Caribe) et le CLAC (Coordinadora Latinoamericana y del Caribe de Pequeños Productores y Trabajadores de Comercio Justo) viennent de publier cet ouvrage sur la contribution du commerce équitable au développement durable. Le premier chapitre retrace l'histoire du mouvement du commerce équitable dans la région, sa stratégie de plaidoyer et ses résultats commerciaux. Le second chapitre est consacré aux impacts du commerce équitable. Le troisième chapitre cherche à tracer les potentialités.

CLAC ; CEDAL - 2017 - 136 p. - Ouvrage

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Artisanat et genre : Impact de l’artisanat équitable sur l’empowerment des femmes en Inde et au Bangladesh

Cette étude a été réalisée à partir d'enquêtes de terrain auprès de femmes travaillant au sein de 3 organisations d'artisanat équitable en Inde et au Bangladesh. Il s'agissait d'évaluer l'impact de leur participation au commerce équitable en terme "d'empowerment". Les différents entretiens menés, individuels ou sous forme de groupes de discussion, démontrent un impact significatif dans la plupart des composantes d’empowerment examinées.

VEILLARD, Patrick - 2014/11 - 65 p. - Rapport

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Commerce équitable et commerce durable au Pérou

Le Pérou a de nombreuses richesses (mines, pétrole, industrie agroalimentaire, tourisme, agroforesterie) et cependant de grandes poches de pauvreté existent. C’est dans ce contexte que le « commercio justo » s’est développé, surtout auprès des populations indigènes, oubliées de l’économie nationale. De nombreuses initiatives ont vu le jour depuis 3 décennies pour améliorer le sort de petits producteurs de café, d’artisans, de mineurs exploitant l’or. D’autres programmes ont concerné l’agroforesterie et le tourisme. Ces initiatives sont basées sur les principes du commerce équitable et des certifications adaptées au contexte ont été adoptées. Malgré des difficultés, des améliorations ont pu être obtenues : amélioration des revenus, ouverture de nouveaux marchés à l’exportation et localement, protection des travailleurs, prise en compte de la question environnementale. Ces initiatives se sont insérées dans les mouvements latino-américains de commerce équitable.

LAVIOLETTE, Pascal ; AZRIA, Dan ; TRADE FOR DEVELOPMENT CENTRE - 2011/12 - 48 P. - Rapport

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Bénéfices communautaires du commerce équitable : intérêt d’une enquête sur l’intention de rester vivre sur son territoire chez les jeunes

«L’objectif de cette communication est de proposer un outil de mesure des bénéfices du commerce équitable (CE) auprès des populations locales à l’aide d’une enquête sur l’intention de rester vivre sur son territoire chez les jeunes. Le modèle théorique utilisé est celui de la théorie du comportement planifié (TCP) augmentée de l’attachement au territoire et des regrets anticipés. Dans un premier temps, une enquête qualitative a été menée auprès de 20 jeunes camerounais sur une zone rurale peu favorisée. Une enquête quantitative a ensuite été réalisée auprès de jeunes français (n= 353) afin de valider le modèle ; ceci après une adaptation du questionnaire au contexte français. Les analyses factorielles confirmatoires montrent une très bonne qualité d’ajustement du modèle. Les équations structurelles permettent, au final, de valider le modèle sauf sur la perception de contrôle sur le comportement et les normes descriptives. L’attachement au territoire et les regrets anticipés prennent une place significative dans l’explication de l’intention. Nous concluons sur des pistes de recherches et des solutions visant à mesurer de façon plus systématique les bénéfices communautaires du CE et de projets de revitalisation des zones rurales en général, à les optimiser et à permettre une meilleure participation citoyenne au nord comme au sud.»

PERNIN, Jean-Louis ; DUFEU, Ivan ; DJAMEN, Raoul - 2017/05 - 8 p. - Colloque

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Le commerce équitable entre principes et réalisations : le cas du secteur oléicole tunisien

Résumé : «Le commerce équitable est une initiative de développement durable pour les pays du Sud, qui favorise l’amélioration des composantes sociale, économique et environnementale. L’étude de cas du commerce équitable de l’huile d’olive biologique dans la région de Mansoura, en Tunisie, a pour objectif de comparer les principes aux réalisations sur le terrain. Une analyse quantitative et une analyse qualitative sont donc présentées. L’étude est complétée par une analyse SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats) qui permet de mettre en évidence les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de l’expérience examinée. Les résultats révèlent quelques écarts entre les principes et objectifs du commerce équitable et leurs réalisations. Ces écarts sont principalement d’ordre économique et social; par contre, pour la dimension environnementale, le degré d’accomplissement est très satisfaisant. Les résultats issus du SWOT conduisent à proposer une série de stratégies d’amélioration qui visent à tirer le maximum de profit, rétablir les points forts, surveiller étroitement la concurrence et à contourner les difficultés.»

2013/03 - P. 13-21 - Article universitaire

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Souveraineté alimentaire et agriculture familiale - Réflexions autour d’une démarche volontaire de renforcement de capacité des organisations de producteurs : le commerce équitable

Il est de plus en plus reconnu que l'agriculture familiale, tout en maintenant l’emploi rural et la protection de l’environnement, peut jouer un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire d’un pays ou d’une région. Les petits producteurs pourraient nourrir la planète. Mais le développement de ce modèle d’agriculture n’est pas facile. Il faut un renforcement des organisations de producteurs et une organisation du marché où les producteurs soient de réels acteurs économiques dans la chaîne d’approvisionnemt. Ces deux points sont au cœur des principes du commerce équitable. D’où ce lien entre souveraineté alimentaire et commerce équitable.

DOUSSIN, Jean-Pierre - 2013/11/15 - 7 P. - Rapport

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Impact du commerce équitable