| Résumé |
Depuis les indépendances des pays producteurs, les filières agricoles reposent sur un modèle hérité de la période coloniale : des agricultures d’exportation destinées aux marchés mondiaux, dont la rentabilité s’appuie sur une main-d’œuvre locale abondante, docile et peu coûteuse. Si l’impact environnemental des plantations tropicales est désormais questionné, l’enjeu central devient l’attractivité sociale de ces systèmes de production, où les conditions de travail restent difficiles et peu rémunératrices. Plantations de palmier à huile en Asie du Sud-Est, de cacao en Afrique de l’Ouest ou de banane en Amérique latine suivent des trajectoires comparables, dans lesquelles la durabilité environnementale progresse plus rapidement que la transformation sociale des filières.
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