| Résumé |
Actuellement, le commerce équitable est perçu bien souvent dans sa dimension locale. Mais l’origine locale ne dit rien des conditions de production ni sur l’empreinte écologique, ni sur l’état de la biodiversité. Le tout local peut être un repli sur soi, détourne de la solidarité et politiquement l’unique réponse aux défis actuels. Or il y a de multiples interférences entre les agriculteurs des diverses zones géographiques nationales ou internationales. Les filières de commerce équitable ne peuvent s’extraire des contraintes occasionnées par la mise en concurrence avec de filières conventionnelles. C’est pourquoi, il est important que les acteurs du commerce équitable s’inscrivent dans la mondialisation, accompagnent les initiatives de commerce équitable au-delà de nos frontières et cherchent à faire bouger les lignes des politiques publiques en menant en parallèle un travail d’éducation du grand public et de plaidoyer.
|