Rapports et études - Mars 2026

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BATO, Clotilde - Agricultrices : semer, nourrir, résister

Edition Pérégrines, 2026/02/06, 224 p. – Site éditeur

Présentation de l’éditeur : « Comment se fait-il que, malgré le fait que plus de 50 % de l’alimentation mondiale soit produite par des femmes, celles-ci soient si peu représentées dans l’écosystème agricole ? Comment les agricultrices sont-elles victimes d’une double discrimination sociétale et professionnelle ? Comment les systèmes agro-industriels qui reproduisent une société patriarcale tirent-ils profit de l’exploitation du travail des femmes ? Cet ouvrage est un cri du cœur, un plaidoyer pour les agricultrices. Un livre qui montre à travers l’histoire de l’agriculture, à travers des parcours de travailleuses et d’exploitantes agricoles, à quel point leur rôle dans le fondement de nos modèles agricoles a été invisibilisé et pourquoi, dans un monde en plein bouleversement, on doit désormais miser sur elles. »


Baromètre des produits biologiques en France : 2026 consommation et perception

Obsoco, Agence Bio, 2026, 133 p. – Site lobsoco.com

Ce 23ème baromètre de l’Agence bio réalisée avec l’Obsoco montre que la consommation des produits bio progresse de nouveau. Portée par un regain d’intérêt pour la santé et l’environnement, la dynamique reste toutefois fragile au regard des tensions qui pèsent sur l’offre. La confiance dans le bio se renforce mais la concurrence des labels et du local freine cette confiance. Les attentes des consommateurs en matière d’accessibilité restent fortes.

FRANCE, PRODUIT BIOLOGIQUE, CONSOMMATION, RAPPORT ANNUEL
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Huile de palme, cacao, café… qui travaillera demain dans les grandes plantations tropicales ?

Site theconversation.com, 08/03/2026

Depuis les indépendances des pays producteurs, les filières agricoles reposent sur un modèle hérité de la période coloniale : des agricultures d’exportation destinées aux marchés mondiaux, dont la rentabilité s’appuie sur une main-d’œuvre locale abondante, docile et peu coûteuse. Si l’impact environnemental des plantations tropicales est désormais questionné, l’enjeu central devient l’attractivité sociale de ces systèmes de production, où les conditions de travail restent difficiles et peu rémunératrices. Plantations de palmier à huile en Asie du Sud-Est, de cacao en Afrique de l’Ouest ou de banane en Amérique latine suivent des trajectoires comparables, dans lesquelles la durabilité environnementale progresse plus rapidement que la transformation sociale des filières.

AFRIQUE DE L’OUEST, AMÉRIQUE LATINE, INDONÉSIE, MALAISIE, CULTURE COLONIALE, CAFÉ, CACAO, HUILE DE PALME, TRAVAILLEUR, JEUNE, CONDITION DE TRAVAIL, CERTIFICATION


Implementasi Praktik Perdagangan Adil Terhadap Pekerja Tekstil Perempuan di Sri Lanka – (Mise en œuvre de pratiques de commerce équitable envers les travailleuses du textile sri-lankaises)

Indonesian Journal of International Relations, 2026/02, Vol. 10, N° 1, 17 p. – Site journal.aihii.or.id

Cette étude examine la mise en œuvre de pratiques de commerce équitable par Patagonia vis-à-vis des ouvrières du textile au Sri Lanka, selon les principes établis par l’Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO). Alors qu’elles constituent la majorité de la main-d’œuvre du secteur textile sri-lankais, les ouvrières sont souvent marginalisées, occupant des postes peu qualifiés et à bas salaires, avec des perspectives d’avancement économique limitées. Il existe un décalage notable entre le discours sur le commerce équitable promu par Patagonia et les conditions de travail de ses ouvrières du textile. Il ressort de l’étude que les pratiques mises en œuvre par Patagonia et ses usines sous-traitantes ne sont pas pleinement conformes aux objectifs fondamentaux des principes du commerce équitable de la WFTO.

SRI LANKA, INDUSTRIE TEXTILE, FEMME, ENTREPRISE, PATAGONIA, ANALYSE CRITIQUE


Fragile certification « cacao biologique » en Côte d’Ivoire : pourquoi les planteurs burkinabè qui dominent la filière n’y adhèrent-ils pas ?

Cahiers de l’Agriculture, 2026, 11 p. – Site cahiersagricultures.fr

Cette étude analyse les facteurs socioéconomiques influençant l’adoption de la certification cacao biologique, qui reste marginale en Côte d’Ivoire, pourtant premier producteur mondial de cacao. Autrefois dominée par les planteurs ivoiriens d’origine baoulé, la production de cacao est aujourd’hui majoritairement assurée par des migrants d’origine burkinabè. Il ressort des enquêtes menées auprès de 192 planteurs en cacaoculture conventionnelle et 53 en cacaoculture biologique dans deux coopératives, que les Burkinabè sont absents des programmes de cacaoculture biologique. Pour les Baoulés, déjà engagés dans la réduction des pesticides, l’adoption de la cacaoculture biologique, encouragée par les directions de coopératives baoulé, apparaît moins risquée. À l’inverse, les Burkinabè, mieux dotés en terres mais plus dépendants des intrants chimiques, ne veulent pas prendre le risque de pertes à court terme, alors que les programmes bio n’offrent aucune prime pendant les trois premières années. Par ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre, la faiblesse du marché et des soutiens publics freinent l’essor de la cacaoculture biologique. Une adoption plus large nécessiterait une prime immédiate et suffisante pour compenser les prises de risque des principaux producteurs.

CÔTE D’IVOIRE, BURKINA FASO, PRODUCTEUR, CACAO BIOLOGIQUE, CERTIFICATION, COOPÉRATIVE, POUVOIRS PUBLICS


De la nécessité de la promotion du cacao tourisme dans la réduction de la pauvreté et l’inclusion sociale dans la région de la Nawa

Revue Internationale du Chercheur, 2024, 17 p. – Site revuechercheur.com

La région ivoirienne de Nawa, première productrice nationale de cacao, est confrontée au défi de la pauvreté et de l’inclusion sociale, malgré la stratégie de résilience développée par la filière cacao. Afin de diversifier les sources de revenu des cacaoculteurs, il est nécessaire de promouvoir le cacao tourisme. L’objectif de cette étude est de montrer la contribution du cacao tourisme à l’amélioration des conditions socioéconomiques des cacaoculteurs ivoiriens.

CÔTE D’IVOIRE, CACAO, TOURISME, PRODUCTEUR, PAUVRETÉ


Making Cocoa Certification Work for Ghana’s Farmers - (Faire que la certification du cacao améliore les conditions des agriculteurs au Ghana)

ISSER (Institute of Statistical, Social and Economic Research), Policy Brief N° 1, 2026/01, 4 p. – site agritrop.cirad.fr

Au Ghana, les certifications biologique et équitable augmentent les revenus des cacaoculteurs grâce à des primes et à des rendements supérieurs résultant de conseils techniques. La bio accroît les profits de 91 %, tandis que le commerce équitable augmente les revenus de 165,8 %. L’amélioration des conditions de vie des cacaoculteurs dépend aussi de la correction des déséquilibres de pouvoir au sein des chaînes de valeur mondiales et de l’expansion du marché pour les fèves de cacao certifiées. Par ailleurs, améliorer la représentation des cacaoculteurs au sein du Comité de révision des prix à la production et fixer un prix élevé du cacao à la production restent des moyens importants pour améliorer leurs conditions de vie.

GHANA, CACAO BIOLOGIQUE, COMMERCE ÉQUITABLE, PRODUCTEUR, IMPACT, PRIX, CONDITION DE VIE


Profiling Coffee Tourists : Can Responsible Tourism Awareness Be Detected ? - (Profilage des touristes du café : la sensibilisation au tourisme responsable est-elle détectable ?)

Tourism Review International, 2026, 17 p. – Site docserver.ingentaconnect.com

Appréhender la perception du tourisme responsable est essentiel car les touristes sont des acteurs clés pour la durabilité environnementale, socioculturelle et économique des destinations. Cette étude se concentre sur les sites touristiques liés au café en Indonésie, définis comme des lieux de tourisme responsable, où les visiteurs participent à des activités immersives au sein de plantations aux méthodes agricoles responsables. Ces pratiques font du tourisme du café un contexte pertinent pour étudier la façon dont l’immersion dans une production durable façonne la perception, les attitudes et la compréhension du tourisme responsable par les visiteurs. La recherche menée auprès d’un panel représentatif de 366 touristes indonésiens vise à : identifier les profils des touristes du café par une segmentation basée sur leurs motivations ; examiner les expériences qu’ils vivent dans les sites touristiques liés au café ; évaluer si une sensibilisation au tourisme responsable est perceptible après leur visite.

INDONÉSIE, TOURISME DU CAFÉ, TOURISME RESPONSABLE, IMPACT