Travaux universitaires - Novembre 2025

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The Impact of Eco-Labels on Consumer Behaviour in Fashion Retailing Context - (Impact des écolabels sur le comportement des consommateurs dans le contexte de la mode au détail)

PEIXOTO RODRIGUES, Rita Gaspar ; Universidade Nova de Lisboa (Portugal), NOVA Information Management School, Instituto Superior de Estatística e Gestão de Informação, Master Thesis, 2025/07, 62 p. – Site run.unl.pt

Les entreprises ont de plus en plus recours aux écolabels pour valoriser les bénéfices environnementaux de leurs produits et promouvoir une consommation plus durable. Toutefois, concernant l’industrie de la mode, il existe peu d’analyses sur la façon dont les consommateurs se comportent face à ces labels, en particulier dans l’e-commerce. Ce travail de recherche s’intéresse à l’impact des écolabels sur les intentions d’achat des consommateurs de mode, en soumettant un panel représentatif de participants à une expérience d’achat de vêtements écolabellisés et non écolabellisés. Les résultats d’analyse montrent que l’écolabel n’a aucun effet sur l’intention d’achat et, de manière plus surprenante, qu’un produit écolabellisé génère une baisse du niveau de confiance et la perception d’un produit à plus faible valeur, notamment parmi les participants les mieux informés en matière environnementale. Ce scepticisme face à la publicité pour les produits écolabellisés oblige les entreprises de la mode à affiner leur stratégie de marketing durable vis-à-vis de leurs publics-cibles, à adopter une communication claire, voire à envisager une certification tierce partie.

EUROPE, E COMMERCE, MODE, ÉCOLABEL, COMMERCE ÉQUITABLE, CONSOMMATEUR, LABEL, IMPACT


A corporate-comparative study of the circle of poverty in the cocoa industry considering Fairtrade policies adopted by Tony’s Chocolonely and Lindt & Sprungli - (Étude comparative du cercle vicieux de la pauvreté dans l’industrie du cacao au regard des politiques Fairtrade adoptées par Tony’s Chocolonely et Lindt & Sprungli)

COTIUGA, D. N. ; Tilburg University (Netherlands), University College Tilburg, Tilburg School of Humanities and Digital Sciences, Specialty : Business and Economics, 2025, 86 p. – Site arno.uvt.nl

Ce mémoire explore la façon dont l’action des entreprises peut affecter les facteurs de développement, en s’appuyant sur deux études de cas concernant les politiques Fairtrade adoptées par deux entreprises européennes de l’industrie du chocolat, Tony’s Chocolonely et Lindt & Sprungli. Toutes deux ont une notoriété dans le secteur du chocolat, Tony’s étant reconnue pour ses engagements en faveur du commerce équitable avec les producteurs de cacao, Lindt ayant une image de marque forte sur le marché. Comme l’industrie du chocolat importe les fèves de cacao de pays en développement, on peut parler d’économie néocoloniale et de dépendance économique de ces anciennes colonies vis-à-vis des pays importateurs. Dans ce contexte, le mémoire interroge l’impact des politiques Fairtrade adoptées par Lindt & Sprungli et Tony’s Chocolonely sur la réduction de la pauvreté et des inégalités en Côte d’Ivoire et au Ghana. Les résultats d’analyse montrent un impact relatif, sachant que le manque de fiabilité des données reportées pour la région ouest-africaine ne permet pas une évaluation claire.

PAYS BAS, CÔTE D’IVOIRE, GHANA, CACAO, ENTREPRISE, COMMERCE ÉQUITABLE, IMPACT


Voluntary Sustainability Standards and Socioeconomic and Ecological Outcomes – Panel evidence from Rwanda’s Coffee Sector -(Normes volontaires de durabilité et revenus socio-économiques et écologiques – Exemple du secteur du café au Rwanda)

Sustainable Food Discussion Paper 28, University of Goettingen, 2025/11, 46 p. – Site ageconsearch.umn.edu

Les normes volontaires de durabilité garantissent aux consommateurs que les produits certifiés respectent des conditions de production durable. Cette étude vise à évaluer les écarts entre l’amélioration des revenus socioéconomiques à court et moyen termes et les impacts écologiques qui apparaissent souvent à plus long terme, en s’appuyant sur une enquête auprès des petits producteurs de café au Rwanda. L’étude croise les données des caféiculteurs et des acheteurs pour estimer la façon dont la certification locale (pratiques C.A.F.E.), les certifications tierces parties (The Rainforest Alliance, Fairtrade, Organic, 4C) et la durée de certification interagissent avec les revenus socioéconomiques et les revenus écologiques. Les résultats montrent que seules les certifications tierces parties génèrent des revenus socioéconomiques, tels que l’amélioration du rendement, des prix et des revenus d’exploitation. L’adoption des normes volontaires de durabilité a d’autant plus d’impact sur les revenus socioéconomiques que la durée de certification est longue. Quant aux revenus écologiques, seule la durée de certification tierce partie montre un effet positif sur l’environnement, par exemple la densité des arbres d’ombrage.

RWANDA, CAFÉ, PETIT PRODUCTEUR, NORME VOLONTAIRE DE DURABILITÉ, COMMERCE ÉQUITABLE, LABEL, IMPACT


Sustainable ecosystem services in the coffee value chain - (Services écosystémiques durables dans la chaîne de valeur du café)

Discover Sustainability , 2025/11, Vol. 6, Article 1258, 17 p. – Site link.springer.com

Cette revue systématique examine l’intégration de services écosystémiques durables dans la chaîne de valeur du café, en mettant l’accent sur la conservation de l’environnement et la viabilité économique. L’examen des 217 documents retenus identifie 8 initiatives de durabilité, allant des programmes d’agroforesterie et de certification à la lutte antiparasitaire et à l’accès au marché. Il les classe par groupes cibles, agents responsables et bénéfices rapportés. Les résultats mettent en évidence le rôle central des agriculteurs et des coopératives dans la mise en œuvre de pratiques durables, notamment en faveur de la biodiversité, de la conservation des sols, de la préservation de l’eau et de la résilience climatique. Alors que les programmes de certification sont les plus étudiés, l’agroforesterie, pourtant prioritaire, est apparue comme un domaine sous-représenté dans la recherche empirique. En outre, l’analyse met en évidence des lacunes dans les évaluations économiques et l’impasse faite sur le rôle des acteurs en aval (torréfacteurs et détaillants). Elle souligne la nécessité d’approches intégrées et multipartites et de cadres politiques de soutien, pour étendre la production durable de café à l’échelle mondiale.

CAFÉ, CHAÎNE DE VALEURS, SERVICE ÉCOSYSTÉMIQUE, ENVIRONNEMENT, IMPACT, AGROFORESTERIE, ÉCONOMIE


Feminine empowerment and cooperativism : Three study cases of cooperatives in Colombia - (Autonomisation des femmes et coopérativisme : Trois études de cas de coopératives en Colombie)

Agro Productividad, 2025/09, Vol. 18, N° 9, 11 p. (pp. 185-195) – Site revista-agroproductividad.org

Le coopérativisme permet la prise de décisions collectives dans l’économie sociale et solidaire et la promotion du leadership féminin en zones rurales. Cet article vise à analyser la perception des défis et opportunités par les femmes qui dirigent des coopératives agricoles en Colombie, ainsi que leur vision de l’autonomisation. L’analyse des résultats d’une enquête, qui s’appuie sur 3 études de cas de coopératives agricoles, montrent que les femmes font face à d’importants défis, tels que l’accès limité au crédit, la double journée avec la tenue du foyer, auxquels s’ajoute la complexité de concilier les exigences de la production agricole avec les responsabilités domestiques. L’économie féminine manque également de soutien gouvernemental, de formation spécialisée, d’accompagnement et de conseil pour améliorer la commercialisation des produits. Des stratégies doivent être mises en place pour renforcer les capacités économiques collectives des femmes, notamment en améliorant la structure économique et organisationnelle des coopératives. Sont également recommandées des politiques de promotion de la gouvernance inclusive, d’éducation financière et d’accès à de nouveaux marchés, pour renforcer l’égalité de genre dans le secteur agricole colombien.

COLOMBIE, FEMME, COOPÉRATIVE, ESS, GENRE, GOUVERNANCE


In India’s organic food market : The price difference between willingness to pay and premium prices - (Sur le marché indien de l’alimentation biologique : différence de prix entre consentement à payer et prix premium)

International Journal of Commerce and Management Research, 2025/10, Vol. 11, N° 10, 5 p. (pp. 59-63) – Site researchgate.net

Cette étude examine l’écart croissant entre les prix premium de l’industrie agroalimentaire biologique en Inde et le consentement à payer des consommateurs pour des produits bio. Elle compare les prix au détail de produits de base dans des magasins conventionnels et des magasins bio, en s’appuyant sur les données du marché et les statistiques des revendeurs pour la période 2016-2025. La majorité des baromètres de consommation montrent un consentement à payer 20-30 % plus cher, sachant que les prix au détail des produits bio dans les magasins spécialisés ou les boutiques en ligne dépassent souvent cette marge. Afin de combler cet écart et promouvoir une croissance équitable de l’industrie agroalimentaire bio en Inde, l’étude analyse tous les facteurs, de l’hétérogénéité des produits à la distribution, en passant par le coût des certifications, les goulots d’étranglement dans la chaîne de valeur, sans oublier la confiance des consommateurs dans les labels.

INDE, ALIMENTATION BIOLOGIQUE, CONSOMMATEUR, CONSENTEMENT À PAYER, LABEL