Coûts cachés du cacao : le commerce équitable peut-il faire la différence ?

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Cette importante étude a été commanditée par la Plate-Forme du Commerce Equitable. A partir d’enquêtes et expertises existantes et d’entretiens avec des acteurs de la filière, ce rapport étudie la filière cacao au niveau mondial et analyse 2 cas particulier : la Côte d’Ivoire et le Pérou. Globalement, la consommation augmente (3 % par an) et la production ne suit pas (croissance de 1,5 % par an). La filière représente 5 millions de petits producteurs et 7 grandes marques dominent le marché. Ce déséquilibre a des conséquences dramatiques pour la plupart des producteurs qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté d’où un cercle infernal : absence de sécurité financière, travail des enfants, déforestation, migrations, incapacité d’investir dans l’amélioration des cultures, problèmes sanitaires… L’étude compare les filières conventionnelles, durables et équitables. Elle analyse le cas de la Côte d’Ivoire, particulièrement inadapté et qui induit des coûts externes lourds pour lepays et celui du Pérou qui a initié une organisation plus dynamique et dont les coûts externes sont sensiblement plus légers. Diverses recommandations, à destination des institutionnels, terminent l’étude : le prix d’achat du cacao doit permettre aux agriculteurs de subvenir aux besoins essentiels de leur famille ; il faut developper les services de base localement ; les organisations de producteurs doivent être renforcées ; il faut promouvoir l’agroforesterie et améliorer la qualité du cacao.

Basic, 2016, 112 p.

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